"Belgrade is the ugliest city in the world in the most beautiful place in the world"______________________________
_____________________________________________________________-Jean-Édouard Jeanneret dit Le Corbusier

Monday, October 17, 2011

Wednesday, October 12, 2011

Le charme discret de Belgrade

Quelques raisons toutes simples pour lesquelles j'adore Belgrade. Et pourquoi je m'y amuse beaucoup.

- L'information touristique uniquement en serbe ; dépliants ET employés-.

- Les traverses piétonnes sans feux de circulation.

-RUN FOR YOUR LIFE-

-Se faire demander son numéro de téléphone par un chauffeur d'autobus

- Les kiosques à popcorn tous les cinquante mètres.

- Oublier de poinçonner son ticket à l’entrée du tram, recevoir une amende de 1500 dinars -15 - et se faire demander par la contrôleuse où l'on va. Pour qu'elle t'explique ensuite comment te rendre à destination et t'offre une jolie carte de Belgrade. - Les bus/tram/rues qui débordent de monde à l'heure de pointe. - L'heure de pointe = toute heure du jour à Belgrade.

- Sortir dans un petit café, avoir faim. La cuisine est fermée. -J'ai une baguette de pain dans mon sac, est-ce que je peux la manger ? Pas besoin de demander, me répond-t-on.

- Donner 30 dinars -30 centimes d'euros- de pourboire au kiosque à popcorn. La vieille dame refuse, c'est beaucoup trop, et devient toute rouge quand j'insiste pour lui donner. - Se faire réquisitionner son poste d'ordinateur par deux policiers dans une auberge de jeunesse. Motif ? Ils en ont besoin ''pour faire leur travail''.

- Vouloir passer une soirée sobre;

- Prix d'un Coca-cola : 120 dinars.

- Prix d'un shooter de rakija ? 100 dinars.

Photos à l'appui sous peu...

Sunday, October 9, 2011

Sauce à Poutine

Introducing
La casserole «dégueulasse as f*ck» qui traînait sur le vieux four sale.
Je dois absolument partager ce moment.
Il n'est ni exceptionnel, ni grandiose, ni magique.
Juste drôle.
Vendredi soir passé, j'ai fait de la poutine.
C'est la troisième fois que j'en fais en Serbie, plus une autre fois en Croatie. En tout, je dirais qu'une trentaine de personnes dans les Balkans ont gouté ce met ô combien divin.
J'obtiens des résultats très positifs. Un serbe veut ouvrir un restaurant de fast food avec moi. Mon ami Danilo, musicien, m'a dit: ''I will write a song about it''.
Un ancien coloc a affirmé ''It tastes AWESOME''.
Oui, il l'a dit en lettres MAJUSCULES.
Trente assiettes du fameux mets plus tard, j'avoue que je suis rendue pas mal bonne pour cuisiner du gravy homemade.
Ah oui, parce que de la sauce de type ''à poutine/gravy'' tout déjà préparé, oubliez ça. Juste dans mes rêves, et la Serbie ne concrétise pas ce genre de souhaits. À chaque fois, je met donc mon petit tablier de cuisinière et je tente un amalgame d'essences bovines. Je tâte les fonds d'armoires à la recherche de Bovril ou de bouillon de boeuf en poudre. Évidement, il n'y a JAMAIS ce qu'il faut pour faire une bonne sauce, ni dans le garde-manger, ni à l'épicerie, ni nulle part. Alors, j'essaie différentes combinaisons d'épices et j'ajoute de la préparation pour soupe au boeuf, ça donne toujours quelque chose d'unique, et c'est souvent assez bon.
Bref, j'ai fait une grosse quantité de sauce à poutine vendredi soir, pour qu'on puisse acheter des french fries et mettre la sauce dessus.
On mange ladite poutine, mon coloc Ivan jubile.
Une belle soirée. Vendredi.
Samedi matin, hangover, Ivan se fait des toasts pour déjeûner.
On a plus de beurre.
...
...
...
Ivan met de la sauce à poutine sur ses toasts.
Je le regarde... et je trouve ça... weird.
-What ? If it's good on fries, it's good on everything !, me rétorque-t-il.
Je ne dis rien, mais je trouve ça vraiment dégueu.
Sûrement un trip de gars lendemain de brosse qui a un peu trop aimé son repas de la veille.
Le surlendemain, donc dimanche soir, on se fait des petites patates au four, je lui demande s'il veut du beurre dessus.
Il dit non.
Il préfère mettre le reste de la sauce.
Sauf que ça fait 48 heures que la vieille casserole de gravy traîne sur le vieux four crasseux, huileux et sale.
La sauce pue, elle sent le ''pas bon''.
Ça sent la vieille bouffe, genre, je suis en train de moisir lentement mais sûrement.
Pas normal cette odeur-là.
Mais Ivan trouve que ça sent la même chose qu'hier et avant hier. De toute façon, ''I took some for my lunch and it was still good'', qu'il argumente.
Mais moi je sens l'odeur, et je sais que je n'ai pas cuisiné ça. Il y a eu de la chimie là-dedans depuis vendredi soir.
Peu lui importe, Ivan mange ses patates au four avec un gros sourire, il est vraiment heureux. C'est vraiment bon, qu'il dit.
En fait, il dit '' HUUUMM, it's SOOOOOOO GOOOOOD'', les yeux à moitié fermés tellement la sensation est extraordinaire. Il mange vite, vite, vite.
Impossible pour lui de voir que ça me lève un peu le coeur, car il a la face dans son assiette.
''HUMMMM, gooooood homemade food ! '' dit-il pendant que je quitte la pièce...
-Fin-
NOTA BENE: J'avoue que ça doit avoir l'air un peu pas propre tout ça, mais son sourire vallait vraiment mille piasses. Et si ma sauce à poutine peut faire un heureux, ainsi qu'agrémenter quatre mets différents, et ce dans un début de pourissement, je suis bien contente.
Bonne nuit Ivan.
(Ivan m'obstine encore qu'il a un très bon odorat et que ma sauce sent bon.
Ta yeule, le gars qui a jamais mangé de poutine avant vendredi passé)

Good morning Balaton

6 AM. A giant JJ was making sketches on a picnic table.

Saturday, October 8, 2011

Friday, October 7, 2011

Novi Beograd

Photo par Nikola Sekularac, traitement par Janie

Friday, September 23, 2011

Top 5 ways to use Rakija

This list does not consist of a ''How to use rakija at home with children''.
It is just the result of personal experience with the product.
5. REGULAR USE
Ex: To get drunk.
4. MEDICINAL USE
Ex: To clear your throat, because you have a cold (any symptom of it) or to get rid of hangover headache.
3. AS FOOD:
Ex: For breakfast, but be careful, you must have it WITH a coffee and a cigarette. Only rakija would mean you want to get drunk, when you only want to have a decent breakfast.
2. OTHER MEDICINAL USE:
Ex: To disinfect a gaping wound on your foot, right after you stepped on broken glass in a crowded bar in Montenegro.
1. TO GRAB PEOPLE'S ATTENTION:
Ex: To get people out of a restaurant and get them to participate into your street Flash Mob. Yeah, you just have go to the restaurant and say ''Hey folks, anyone wants Rakija?''. They will follow you for sure.

Tuesday, September 20, 2011

Belle Belgrade

Crédits à Nikola Šekularać pour la troisième et cinquième photo.

Verre(s)

L'insolation

Jour de pluie, jour de poste

Une personne très spéciale -dont l'anniversaire était au mois d'Août- recevra sous peu ce colis magique. Que contient-il ? Des choses illicites, biensûr.

Monday, September 5, 2011

Crêpes Et Sirop d'Érable // Vienne

Sirop du Québec, une gracieuseté Louis-Charles Moreau.

Wednesday, August 24, 2011

Very First Day, Serbia, July 28th

Just like in a Kusturica movie. Great feeling.

Kosjerić, strange night

Saturday, August 20, 2011

Kotor, ou le Vieux-Québec version Montenegro.

Une ville portuaire fortifiée, des touristes bêtas qui s'attroupent autour d'un guide au polo blanc. On parle Anglais, lunettes Ray Ban au visage et sacoches Burburry sous le bras, sans oublier le faux collier Chanel. Une vague impression de déjà vu. Des boutiques de bébelles, les mêmes que l'on retrouve sur la rue du Petit-Champlain, ici c'est écrit "Kotor" au lieu de "Québec". Et des prix ridiculement élevés considérant qu'il y a 20 ans à peine, le Montenegro était communiste. Je me rend à l'épicerie, articule des "molim", baragouine des "koliko kosta", effectue des contorsions linguistiques pour m'exprimer en serbe. On me répond dans un Anglais impeccable, ça en est presque insultant. Je marche dans la rue, mes oreilles captent ici et là des discussions en Français, des engueulades en Anglais, parfois de l'Espagnol ou de l'Italien. Pas de serbo-croate, ni de montenégrin.
J'ai la désagréable impression de me promener dans le Vieux-Quebec, d'être la figurante d'une carte postale arborant fièrement ses palmiers, grimaçant un "Wish you were here" prémâché. Même sur le bout de la langue, Kotor ça goûte le touriste.
Conclusion inévitable: si je parviens à tout comprendre, et à me faire comprendre à l'étranger, c'est que je ne suis pas assez loin de la maison.
Meilleure chance la prochaine fois Kotor, Québec est beaucoup plus authentique.